samedi 31 mai 2008

Lissage

J'ai installé la vasque puis lissage d'abord à l'éponge puis au pinceau pour gommer les imperfections.


Et petite décoration sur le bord de la vasque


Bientôt je commencerai les mains puis toute la partie technique pour installer pompe et tuyaux...

vendredi 30 mai 2008

L'art, est-ce un métier?

Entendu aujourdhui, cette phrase:

_ Tu t'amuses, ce que tu fais ne sert à rien!

_ Je ne m'amuse pas, même si ça m'amuse, ce n'est pas un loisir, c'est mon métier.

_ Ce n'est pas un métier parce que tu ne gagnes pas ta vie.

Encadré au mur de mon atelier, cette lettre de Roger Somville, un des plus grands peintres belges encore vivant qui m'écrivait ceci il y a 30 ans, alors que j'étais découragée.

Comment va votre métier (car la peinture est aussi un métier...Ce qui aujourd'hui est nié!!!)
Il ne faut jamais abandonner.

http://www.fondation-somville.be/



jeudi 29 mai 2008

Il y a des jours...

... Où tout va mal!


Après avoir constaté les dégats de ce terrible orage qui s'est abattu sur la région liégeoise ce matin, je me suis dit que c'était la journée idéale pour s'enfermer dans l'atelier sans mettre le bout du nez dehors.

Je commence donc le fond de la vasque destinée à recueillir l'eau de ma fontaine.
(Non, ce n'est pas la galette des rois)


Ensuite, je retire la demoiselle de son socle pour la coller à la vasque...Et c'est là qu'elle m'a fait un caprice!


Sa tête trop lourde pour le cou n'était plus soutenue par la barre de fer et se laissait aller ainsi que le buste qui se creusait, le dos qui se bombait et le cou qui se fissurait...

Ne sachant plus que faire, je l'ai tenue d'une main et de l'autre j'ai attrappé un centre en carton de rouleau de papier toilette (oui, je les collectionne) et je le lui ai enfoncé dans le cou!

(Je vous épargne la série de jurons)

Ouf! Cela semble suffire en attendant que je consolide et répare tout cela. Le carton brûlera à la cuisson mais la dame qui cuit mes pièces va encore râler parce qu'elle dit que le carton qui brûle dans le four empeste son atelier, tant pis, c'était une question de vie ou de mort!



Après cela, je l'ai remballée sous ses linges humides et son plastique, complètement dégoûtée pour aujourd'hui. Je ne veux plus vous voir Mademoiselle capricieuse!

mercredi 28 mai 2008

Spams et code

Désormais, pour écrire vos commentaires, il sera nécessaire de recopier un code de lettres.
J'ai été obligée de le faire car j'étais envahie de spams, commentaires envoyés par des "robots", rien que ce matin j'en ai reçu 43!
Merci de votre compréhension.



mardi 27 mai 2008

Pas à pas

A ce stade il faut maintenant procéder à l'évidage de la sculpture pour l'alléger et aussi pour éviter les risques de cassure à la cuisson. Toutes les parois doivent avoir la même épaisseur.

Pour cela il faut lui découper le crâne avec le fil métallique à couper.



Bien vider jusque dans le cou en veillant à avoir la même épaisseur partout.


Recoller le crâne en consolidant la "couture"avec un petit colombin.


Ensuite, vider le buste et les épaules par dessous.




A présent, je peux faire les cheveux.

Un petit chignon pour le moment, on verra plus tard s'il convient de lui faire une autre coiffure...





La prochaine étape sera la vasque de la fontaine.

Enfin!

Ça y est! Je me suis décidée à retrousser mes manches et repartir dans un long travail de plusieurs jours.
D'abord, le rituel:
Le sol et la table bien propres (ça ne durera pas longtemps) les outils bien rangés à portée de main.

Ensuite couper un gros morceau de terre pour commencer...



Elle est jaune-ocre cette terre mais elle deviendra rouge après cuisson.

Bien pétrir pour enlever les bulles d'air (aïe mes articulations)


Ébaucher, mettre les repères en place





Pour un premier après midi, ça a déjà pas mal avancé.

(à suivre)

lundi 26 mai 2008

Migration


Je suis allée rechercher Migration à la cuisson.
Je lui ai seulement posé un peu de patine or cuivré sur le bout des ailes, pas trop car il faut être prudent avec le doré car ça peut vite devenir clinquant, tape à l'oeil.
Juste un reflet dans la lumière.
J'ai laissé tout le reste brut et naturel.

dimanche 25 mai 2008

Anima

Hier soir, nous avons chanté pour notre concert annuel de la chorale Anima à Saint-Séverin, dans la petite église romane du XII ème siècle, si belle dans sa sobriété et ses pierres calcaires apparentes à l'intérieur, dénuée de tout décor afin que l'on ne soit distrait de l'essentiel...
...La prière ou, comme hier soir, les chants.



Les voix emplissaient la voûte et s'envolaient...vers Dieu dirais-je si je n'étais athée. Il y a des soirs où la magie opère et où j'aurais presqu' envie d'y croire



jeudi 22 mai 2008

La mare aux joncs (2)

Je vous ai déjà parlé de la mare aux joncs précédemment...
C'est un endroit situé dans le bois près d'où j'habite, un bois que je traverse souvent en voiture et il y a cette mare aux joncs où j'aime m'arrêter quelques instants pour voir les têtards, un coucher de soleil ou faire des ronds dans l'eau.

Je vous l'avais montrée en hiver prise par le gel...






La voici dans sa parure verdoyante.


Ensuite mon beau-frère est passé vers 11 heures offrir cinq belles truites qu'il venait de pêcher.

Non, pas dans la mare aux joncs, (il n'y a que des grenouilles et elles sont protégées).

Merci Robert pour ce délicieux repas!

mercredi 21 mai 2008

Concert Anima

Je m'apprête à partir pour la répet à l'académie de musique car nous avons notre concert annuel samedi 24 à 19h30


Nous chanterons comme chaque année en mai à la jolie petite église romane du XII ème siècle où l'accoustique est si bonne...Un vrai plaisir.


Bien sûr, invitation cordiale à tous!

Un ange passe...


... Il est passé!

lundi 19 mai 2008

De choses et d'autres

Je repousse sans cesse le moment de commencer une nouvelle fontaine sous divers prétextes...Comme un sursis que je m'accorde bien que je n'aie plus le prétexte du beau temps pour ne rien faire alors je chipote avec de petites choses laissées en suspend et que je me décide enfin à terminer.
De ces petites choses qu'on laisse de côté parce que trop insignifiantes alors qu'il faut parfois un rien pour les transformer en sculptures tout à fait présentables.
Bref, je m'y suis mise, rien de spectaculaire mais il est bon lors d'une exposition de présenter des choses pas chères car tout le monde n'a pas les moyens de s'offrir une fontaine de 20 kg ou une toile de 1m20.
Il faut de tout pour une bonne expo.

Bain de soleil


Un ange passe...


Le miroir des fées



Panier de pommes

Pour finir par remplir un panier de pommes...Des pommes coquines.



mercredi 14 mai 2008

Farniente

Hier soir, je suis allée porter ma dernière sculpture en cours à la cuisson.
Emportée par l'excitation d'avoir réussi ma première fontaine, par vos compliments, par les difficultés maîtrisées, j'ai acheté 20 kg de terre finement chamotée pour moins de risques de retrait et de cassure au séchage et à la cuisson.
J'ai décidé d'en refaire une, peut-être d'autres encore (j'aime bien travailler par séries) si ça marche bien, pour l'exposition que je dois faire en août.



Mais avant de m'attaquer à ces gros paquets, avant de battre, de pétrir, de jeter mes forces dans cette terre, de me casser le dos et les mains jusqu'à la douleur, j'ai décidé de profiter de cette dernière journée de soleil qu'on nous annonce avant le retour de la pluie.


Faire comme lui, me laisser chauffer paresseusement...


Éventuellement, boire un petit vin de Toscane bien frais...


Regarder les feuilles à l'envers.

mardi 13 mai 2008

Avec les oiseaux

dimanche 11 mai 2008

A la claire fontaine...


À la claire fontaine
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai !

Sous les feuilles d'un chêne
Je me suis fait sécher
Sur la plus haute branche
Un rossignol chantait

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai !

Chante, rossignol, chante
Toi qui a le coeur gai
Tu as le coeur à rire
Moi, je l'ai à pleurer

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai !




La voici enfin terminée...
Elle a vraiment un gros chagrin mais les larmes sont modulables et peuvent couler beaucoup plus discrètement...
Après tout c'est une fontaine...
Les fontaines romaines, les fontaines des jardins de Tivoli, ne sont jamais discrètes alors...

Il faut aussi dire que toute la partie technique est due à mon compagnon ingénieux et bricoleur sans qui elle n'aurait jamais pu verser ses larmes de crocodile.

vendredi 9 mai 2008

Fais comme l'oiseau



jeudi 8 mai 2008

Sacher-Masoch et Sade






Étrange ....Étrange je viens de m'apercevoir que sur l'établi de mon bricoleur ma sculpture changeait de personnalité.
Elle qui pleurait d'un chagrin si doux et plein de compassion s'est transformée en guerrière d'un âge barbare avec ses tuyaux et ses boulons entremêlés...
Dans l'antre du bricoleur elle est devenue une victime du marquis de Sade.....

mardi 6 mai 2008

Ouverture du four...



Explosée, éclatée, accidentée, brisée, broyée,concassée, craquée démantelée, démantibulée, démolie, désagrégée, détériorée, détruite, disloquée, ébréchée, éclatée, écrasée, effondrée, émiettée, entaillée, entamée, éreintée, éventrée, fracassée, fractionnée, fracturée, fragmentée, morcelée, mutilée, pétée, pilée, rompue, supprimée!!!!!



lundi 5 mai 2008

Blog fermé pour cause de soleil

Enfin le bon soleil, celui qui chauffe vraiment, qui redonne le moral, qui fait bronzer.
Avec ce soleil, j'entre dans une période moins productive, une période dont je souhaite profiter au maximum.
Sieste sous les arbres, repas-salades et vin rosé frappé sur la terrasse, bref, la pédale douce dans la création.
Fini de faire deux toiles et trois sculptures par semaine, ça, c'est bon pour les longues soirées d'hiver ou éventuellement pour les journées de pluie. Oui, je sais, en Belgique ça ne saurait tarder!
Ok, laissez-moi rêver un peu...






vendredi 2 mai 2008

Regrets d'été


Les baisers tomate-cerise
Que tu me donnais cet été
Enfuis sous la poussière grise
En ton cabas abandonnés.

Petit clin d'oeil à http://temps-pestif.over-blog.org/

jeudi 1 mai 2008

1er mai

Les origines

Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là.
C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication, entament une grève générale. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.
Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.
C’est alors qu'une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou vendredi noir) malgré l’inexistence de preuves, le dernier s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité.
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui. »


Mise en place

Trois ans plus tard, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris pour le centenaire de la Révolution française et l’exposition universelle.
Sur une proposition de Raymond Lavigne, elle décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé).
Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts (voir la Fusillade de Fourmies et Ravachol).
Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l’Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.
En 1920, la Russie bolchévique décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale des travailleurs. Son exemple est suivi dans la plupart des autres pays.
Pie XII institue en 1955 la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année.


Origine du muguet du 1er mai

Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain, instaure officiellement le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale ». À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération Générale du Travail) devenu secrétaire d’État au Travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient chômé. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe.
L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet.



Bonne fête du 1er mai mais n'oubliez pas l'origine de la fête, en ces temps difficile où le capitalisme étend son ordre mondial, il serait bon de s'en souvenir.

Papillon du soir