mardi 4 février 2014

Visite au musée fin de siècle

Le Musée Fin de siècle fait partie des Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles.

Ce musée multidisciplinaire est consacré aux différents domaines artistiques de la fin du XIXe siècle, allant de 1865 - fondation de la Société libre des Beaux-Arts à Bruxelles - à 1914.
Cette riche période artistique est illustrée grâce aux œuvres de peintres et sculpteurs de rénom tels que Constantin Meunier, James Ensor, Henri Evenepoel, Fernand Khnopff, Léon Spilliaert ou encore Georges Minne. D'autres domaines créatifs, comme la littérature, la musique, photographie et la poésie, sont également représentés.
Un dispositif de projection en 3D est spécialement dédié à l'architecture Art Nouveau.


Je me suis longtemps arrêtée devant cette œuvre de Harzé intitulée "La famille de l'ivrogne". Une terre cuite lisse et minutieuse dans les moindres détails. Les assiettes cassées, les poils de brosse, les plis des vêtements... J'étais scotchée!



Je me suis attardée beaucoup sur la sculpture très bien représentée dans ce musée, aussi plus facile à photographier que les tableaux;







Constantin Meunier est un peintre et sculpteur réaliste de la vie ouvrière belge.
D’abord peintre de scènes religieuses, Constantin Meunier est profondément marqué par sa visite, en compagnie de son ami l’écrivain Camille Lemonnier, du Borinage, le pays noir, bassin minier de la province de Hainaut en Belgique. Il devient militant socialiste au Parti ouvrier belge. En cette époque où la Belgique est profondément transformée par l'industrialisation sidérurgique et par l’essor des organisations syndicales, politiques et coopératives ouvrières, il s’attachera à représenter le monde du travail.



"Puis le hasard me mène dans le pays noir, le pays industriel. Je suis frappé par cette beauté tragique et farouche. Je sens en moi comme une révélation d’une œuvre de vie à créer. Une immense pitié me prend.".


Il devient l'un des maîtres d’un art réaliste et social. Il contribue à donner un visage à l’ouvrier et participe à la description des nouvelles réalités engendrées par l'essor industriel. Il s'en fait l’interprète au travers de sa peinture sombre et dramatique, puis (à partir du milieu des années 1880) de ses bronzes aux traits anguleux.



Le calvaire des chevaux (de la mine probablement) Josué Dupon.



J'ai adoré ce tableau Les Marchands de Craie, de Léon Frédéric, un triptyque ralliant le modernisme au génie des Maîtres primitifs.








Félicien Rops le scandaleux et sa tentation de saint -Antoine
 

James Ensor, avant les masques...


Et après.


Les français étaient aussi représentés dans cette collection avec Rodin, Le penseur ou un bourgeois de Calais




Avec Bonnard



Edward Burne-Jones, peintre britannique préraphaélite.



Mais un de ceux pour qui je suis venue:
Fernand Khnopff, peintre, dessinateur et graveur symboliste belge.

Qui me fascine depuis mon adolescence...




Marguerite, la sœur admirée de ce dandy solitaire, est son principal modèle.


Deux types de femmes caractérisent son œuvre : la femme sphinx et la femme ange. Le regard des femmes dans ses tableaux est très important. C'est un regard vide qui évoque la mort, un regard qui évoque un autre monde. Ses compositions emplies de mystère, où règnent des femmes inaccessibles, entourées d'objets chargés de symboles ou plongées dans une profonde rêverie, s'imposèrent d'emblée comme l'incarnation du nouveau courant pictural.



On peut caractériser le symbolisme de Khnopff en utilisant une phrase d'Edmond-Louis De Taeye en 1898 : « ni religieux, ni chrétien, ni mythologique, mais plutôt emblématique ».
Sa lecture est souvent énigmatique, voire impossible, mais une exquise délicatesse de composition, une grande séduction de style et une évidente subtilité intellectuelle corrigent toujours cette faiblesse.



L'autre peintre qui me fascine est Spilliaert.


Léon Spilliaert, peintre belge ayant fréquenté le milieu du symbolisme belge, dont Maeterlinck et Verhaeren furent les membres les plus connus. Ses influences vont de Edvard Munch à Fernand Khnopff, mais aussi Nietzsche et Lautréamont, tandis que ses peintures ainsi que les thèmes qu'elles représentent peuvent être rapprochés de ceux d'Edward Hopper, contemporain de Spilliaert. Il fut proche de James Ensor, autre peintre belge.


Ses toiles se caractérisent par une évidente mélancolie, empreinte de tristesse, à travers la représentation de larges espaces vides (plages et étendues maritimes), ou d'autoportraits jouant sur les ombres dans les crevasses du visage, un traitement de la lumière façon clair-obscur et une sorte d'irradiation. Certaines de ses œuvres confinent à l'abstraction, par des structures géométriques (diagonales et courbes en cercles concentriques).


Son inspiration vient sans doute de la ville où il est né, Ostende, et d'errances nocturnes dans la cité balnéaire au long des plages et des digues. Une ambiance de cauchemar et un certain tragique émanent parfois de ses toiles, ou tout au moins un profond et vague sentiment d'errance et de perdition, de solitude. Les matériaux utilisés sont l'aquarelle, la gouache, le pastel, les crayons de couleur et l'encre de Chine.


Mais aussi des peintres pompiers... (Pour moi), sommet du mauvais goût!


Un triptyque immense, gigantesque avec des dizaines d'enfants nus et roses symbolisant la rivière, le torrent...




Magnifique bronze doré et malachite de Munch



Ou pâte de verre coloré


Le dernier étage est consacré aux meubles art nouveau et objets de décoration.






Pour finir par une belle collection de vases Gallé, Daum et Lalique

 
Un très beau musée qui a pourtant soulevé bien des polémiques... car installé à l'endroit de feu Le musée d'art moderne...
 
Visite virtuelle du musée fin de siècle:
 


mercredi 29 janvier 2014

"Les enfants sont sans passé et c'est tout le mystère de l'innocence magique de leur sourire."
Milan Kundera





 

dimanche 26 janvier 2014

Louis dort

Huit mois sans sculpter.
Huit mois à retarder sans cesse le moment de m'y remettre, comme si j'avais peur de ne plus pouvoir...
Et aujourd'hui, je me suis décidée à ouvrir le bac de terre d'Impruneta...
Pour voir...
Elle n'a pas bougé, ni trop sèche, ni moisie, elle m'attendait!
J'ai plongé les mains et modelé facilement ce bébé.
Première ébauche en quelques heures.



 

mercredi 22 janvier 2014

Parfum vénitien...

 
 
 


Une musique à mon gré bien supérieure à celle des opéras, et qui n'a pas sa semblable en Italie ni dans le reste du monde, est celle des scuole. Les scuole sont des maisons de charité établies pour donner l'éducation à de jeunes filles sans bien, et que la république dote ensuite, soit pour le mariage, soit pour le cloître. Parmi les talents qu'on cultive dans les jeunes filles, la musique est au premier rang. Tous les dimanches, à l'église de chacune de ces quatre scuole, on a durant les vêpres des motets à grand chœur et en grand orchestre, composés et dirigés par les plus grands maîtres de l'Italie, exécutés dans des tribunes grillées uniquement par des filles dont la plus vieille n'a pas vingt ans. Je n'ai l'idée de rien d'aussi voluptueux, d'aussi touchant que cette musique : les richesses de l'art, le goût exquis des chants, la beauté des voix, la justesse de l'exécution, tout dans ces délicieux concerts concourt à produire une impression qui n'est assurément pas du bon costume, mais dont je doute qu'aucun cœur d'homme soit à l'abri. Jamais Carrio ni moi ne manquions ces vêpres aux Mendicanti, et nous n'étions pas les seuls. L'église était toujours pleine d'amateurs : les acteurs mêmes de l'Opéra venaient se former au vrai goût du chant sur ces excellents modèles. Ce qui me désolait était ces maudites grilles, qui ne laissaient passer que des sons, et me cachaient les anges de beauté dont ils étaient dignes.

Les Confessions (Livre XII)
Jean-Jacques Rousseau

dimanche 12 janvier 2014

J'écris...




Plus rien sur ce blog... Non, ce n'est pas la paresse qui s'est emparée de moi en 2014 mais ce que je fais ne se voit pas...
J'écris.
Mon nouveau roman...
Lentement.
Quelques lignes chaque jour.
Faire des recherches historiques, encore et encore.
Écrire une heure, revenir, corriger, recommencer...
Tout cela est invisible pour vous mais occupe mon temps et mon esprit à m'en donner parfois des insomnies.
J'écris mentalement la suite de l'histoire dans mon lit, mentalement et évidemment je ne dors pas.
Je me relève pour noter les idées et je reste jusqu'à six heures du matin devant l'écran d'ordinateur.
Voilà comment se passent mes jours et mes nuits de 2014.

En avant-première, un poème que le héros de mon histoire écrit à son amoureuse...

Salve Regina

Sainte Marie mère de Dieu
Si seulement vous existiez
Vous pourriez exaucer mon vœu
Si j’implorais votre pitié.


Je vous dirais que je suis triste
Puisque demain je pars au loin
Que je m’enfuis en égoïste
L’abandonnant à vos bons soins.


Posez la grâce sur ses cheveux
Et soufflez-lui des choses douces
Si la pluie emperle ses yeux
Que votre attention la repousse.


Sainte Marie mère de Dieu
Dont la statue est dans l’église
Protégez-la de votre mieux
Afin que son cœur ne se brise.

vendredi 27 décembre 2013

L'heure des bilans

Un nouvel article sur ce blog délaissé depuis longtemps, parfois alimenté de quelques photos destinées à maintenir une activité minimum...
MAIS...
La fin d'une année est traditionnellement l'occasion de faire les bilans; j'en profiterai donc pour tirer le mien.
Il faut dire que ce blog au départ était surtout destiné à avoir un regard sur mes premiers pas en sculpture.
Le premier article datant du lundi 12 mars 2007 se nommait: Pourquoi la sculpture?

http://christianemoreau.blogspot.be/2007/03/pourquoi-la-sculpture.html

Six ans déjà que ce blog vit?!!!

Comme le temps passe!
Le temps de tirer les conclusions de cette année 2013 qui fut pour moi "annus horribilis" pour paraphraser la reine Elisabeth d'Angleterre... Bon, sans exagération, je peux dire que je suis contente de tourner la page.
Soucis de santé, soucis familiaux, problèmes très ch... à régler et très peu de temps pour la création. C'est ce que je croyais, mais quand même, je viens d'être très étonnée en rassemblant mon travail de 2013, je pensais en avoir fait beaucoup moins. C'est que les dernières sculptures datent de mai et que c'est si loin... Au début, j'étais très impatiente de reprendre et à présent, j'y pense beaucoup moins, je suis "désintoxiquée" et je me demande si je retrouverai la passion. Si je retrouverai la technique... Est-ce que la sculpture est comme le vélo? Est-ce que cela ne s'oublie pas?

En résumé:

5 peintures








10 sculptures...





... dont 6 petites





Un nouveau site qui m'a pris la tête durant des heures, des jours, des semaines...


2 expositions (les dernières comme je l'ai annoncé)







J'ai fait plusieurs présentations, participé à des activités autour du livre et j'ai eu tellement de bonnes critiques, tellement de paroles gentilles et élogieuses, même venant de critiques professionnels et parfois exigeants, et puis tous vos mots gentils qui m'ont tellement fait plaisir...

Vient donc le temps des projets pour 2014

J'espère enfin pouvoir reprendre la terre avec le plaisir qu'elle m'apportait mais peut-être pas tout de suite car je vais vous confier en primeur que j'ai débuté un nouveau roman.
Il est bien trop tôt pour en parler car je n'en suis encore qu'au début mais je suis bien partie... Et ce roman nécessitera un voyage en février...

... Et puis une heureuse nouvelle que j'ai reçue comme cadeau de Saint-Nicolas et qui justifiera mes cheveux-désormais-gris...





 ...et qui viendra à la mi 2014





Je vous souhaite, chers lecteurs, une très heureuse année 2014






lundi 23 décembre 2013

Ambiance de Noël

Concert de Noël avec la chorale Anima


 







 
"Jesus bleibet meine Freude" J.S.Bach
  

mercredi 18 décembre 2013

Concerts de Noël

Samedi 21 décembre, ne manquez pas notre grand concert de Noël
 
Bienvenue à tous
 






Et...

Dimanche 22 décembre - Seraing
Eglise Notre-Dame de l'assomption
à 15 heures - Concert de Noël

 

jeudi 5 décembre 2013

Bravo Leonor!

 
 


"Notre Leonor" qui accompagne la chorale Anima dans laquelle j'ai le plaisir de chanter


Celle que j'ai sculptée...

 
... et peinte...
 
 
 
Nous serons en concert le 21 décembre 2013
 

 

mardi 3 décembre 2013

Roses de décembre


Les roses avaient profité jusqu'ici d'un automne doux


Elles ne s'attendaient pas à cette brusque décoration givrée




Cette nuit, le gel s'est emparé du jardin pour le plus grand plaisir des yeux au réveil


Les premiers froids ont toujours quelque chose de magique


J'ai beau accumuler les années d'hiver, je suis toujours étonnée de ce spectacle.