jeudi 6 février 2014

Léon Frédéric

Je me devais de revenir sur ma visite du Musée fin de siècle.

En effet, j'y avais fait l'éloge de ce tableau, un triptyque que j'avais longuement admiré et qui s'intitulait:

"Les marchands de craie" de Léon Frédéric.








 Mais après recherches et informations trouvée par Richard Lejeune, il s'agit du même peintre que j'ai appelé "pompier" et qui a fait ce gigantesque triptyque que j'ai qualifié de" montagne de bébés roses de mauvais goût"...

L'eau
 
 
 
 


Volet gauche : Le glacier - le torrent.



Centre : Le ruisseau.



Volet droit : L'eau dormante.


Voici ce que dit Wikipédia:

Léon Frédéric, né le 26 août 1856 à Bruxelles et mort le 25 janvier 1940 à Schaerbeek, est un peintre belge.

Son art est l'alliance bizarre d'un naturalisme maniéré avec la naïveté et la luxuriance du Quattrocento et des Primitifs flamands, souvent exécutées sous forme de triptyques.

Le peintre des Marchands de craie relate avec une poésie touchante les visages, ceux des petits surtout dans leur timidité craintive ; l'un a la grosse tête, l'air bête, borné, un autre louche affreusement, ils sont tous malgré tout, même ces deux là : ravissants. C'est la poésie de la misère, de la résignation, du devoir silencieux, du courage.

Certains tableaux prennent la forme d'allégories ésotériques comme : l'Intérieur d'atelier de 1882, au Musée d'Ixelles. Ces œuvres suffisent à classer Léon Frédéric comme l'un des maîtres du courant symboliste belge1. Elles annoncent certains thèmes surréalistes : volet droit du triptyque L'Eau, L'Eau dormante.

Ainsi il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de critiquer...

Après ce rectificatif, je laisserai donc la conclusion à Richard et à Musset:

" des goûts et des couleurs, il n'en faut pas disputer", répondait Elsbeth à Fantasio, chez Musset, à propos d'une tulipe bleue ou rouge ... résumant par là une remarquable démonstration faite par Kant dans sa "Critique de la faculté de juger".

mardi 4 février 2014

Ma période bébés?


 
 
 



Visite au musée fin de siècle

Le Musée Fin de siècle fait partie des Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles.

Ce musée multidisciplinaire est consacré aux différents domaines artistiques de la fin du XIXe siècle, allant de 1865 - fondation de la Société libre des Beaux-Arts à Bruxelles - à 1914.
Cette riche période artistique est illustrée grâce aux œuvres de peintres et sculpteurs de rénom tels que Constantin Meunier, James Ensor, Henri Evenepoel, Fernand Khnopff, Léon Spilliaert ou encore Georges Minne. D'autres domaines créatifs, comme la littérature, la musique, photographie et la poésie, sont également représentés.
Un dispositif de projection en 3D est spécialement dédié à l'architecture Art Nouveau.


Je me suis longtemps arrêtée devant cette œuvre de Harzé intitulée "La famille de l'ivrogne". Une terre cuite lisse et minutieuse dans les moindres détails. Les assiettes cassées, les poils de brosse, les plis des vêtements... J'étais scotchée!



Je me suis attardée beaucoup sur la sculpture très bien représentée dans ce musée, aussi plus facile à photographier que les tableaux;







Constantin Meunier est un peintre et sculpteur réaliste de la vie ouvrière belge.
D’abord peintre de scènes religieuses, Constantin Meunier est profondément marqué par sa visite, en compagnie de son ami l’écrivain Camille Lemonnier, du Borinage, le pays noir, bassin minier de la province de Hainaut en Belgique. Il devient militant socialiste au Parti ouvrier belge. En cette époque où la Belgique est profondément transformée par l'industrialisation sidérurgique et par l’essor des organisations syndicales, politiques et coopératives ouvrières, il s’attachera à représenter le monde du travail.



"Puis le hasard me mène dans le pays noir, le pays industriel. Je suis frappé par cette beauté tragique et farouche. Je sens en moi comme une révélation d’une œuvre de vie à créer. Une immense pitié me prend.".


Il devient l'un des maîtres d’un art réaliste et social. Il contribue à donner un visage à l’ouvrier et participe à la description des nouvelles réalités engendrées par l'essor industriel. Il s'en fait l’interprète au travers de sa peinture sombre et dramatique, puis (à partir du milieu des années 1880) de ses bronzes aux traits anguleux.



Le calvaire des chevaux (de la mine probablement) Josué Dupon.



J'ai adoré ce tableau Les Marchands de Craie, de Léon Frédéric, un triptyque ralliant le modernisme au génie des Maîtres primitifs.








Félicien Rops le scandaleux et sa tentation de saint -Antoine
 

James Ensor, avant les masques...


Et après.


Les français étaient aussi représentés dans cette collection avec Rodin, Le penseur ou un bourgeois de Calais




Avec Bonnard



Edward Burne-Jones, peintre britannique préraphaélite.



Mais un de ceux pour qui je suis venue:
Fernand Khnopff, peintre, dessinateur et graveur symboliste belge.

Qui me fascine depuis mon adolescence...




Marguerite, la sœur admirée de ce dandy solitaire, est son principal modèle.


Deux types de femmes caractérisent son œuvre : la femme sphinx et la femme ange. Le regard des femmes dans ses tableaux est très important. C'est un regard vide qui évoque la mort, un regard qui évoque un autre monde. Ses compositions emplies de mystère, où règnent des femmes inaccessibles, entourées d'objets chargés de symboles ou plongées dans une profonde rêverie, s'imposèrent d'emblée comme l'incarnation du nouveau courant pictural.



On peut caractériser le symbolisme de Khnopff en utilisant une phrase d'Edmond-Louis De Taeye en 1898 : « ni religieux, ni chrétien, ni mythologique, mais plutôt emblématique ».
Sa lecture est souvent énigmatique, voire impossible, mais une exquise délicatesse de composition, une grande séduction de style et une évidente subtilité intellectuelle corrigent toujours cette faiblesse.



L'autre peintre qui me fascine est Spilliaert.


Léon Spilliaert, peintre belge ayant fréquenté le milieu du symbolisme belge, dont Maeterlinck et Verhaeren furent les membres les plus connus. Ses influences vont de Edvard Munch à Fernand Khnopff, mais aussi Nietzsche et Lautréamont, tandis que ses peintures ainsi que les thèmes qu'elles représentent peuvent être rapprochés de ceux d'Edward Hopper, contemporain de Spilliaert. Il fut proche de James Ensor, autre peintre belge.


Ses toiles se caractérisent par une évidente mélancolie, empreinte de tristesse, à travers la représentation de larges espaces vides (plages et étendues maritimes), ou d'autoportraits jouant sur les ombres dans les crevasses du visage, un traitement de la lumière façon clair-obscur et une sorte d'irradiation. Certaines de ses œuvres confinent à l'abstraction, par des structures géométriques (diagonales et courbes en cercles concentriques).


Son inspiration vient sans doute de la ville où il est né, Ostende, et d'errances nocturnes dans la cité balnéaire au long des plages et des digues. Une ambiance de cauchemar et un certain tragique émanent parfois de ses toiles, ou tout au moins un profond et vague sentiment d'errance et de perdition, de solitude. Les matériaux utilisés sont l'aquarelle, la gouache, le pastel, les crayons de couleur et l'encre de Chine.


Mais aussi des peintres pompiers... (Pour moi), sommet du mauvais goût!


Un triptyque immense, gigantesque avec des dizaines d'enfants nus et roses symbolisant la rivière, le torrent...




Magnifique bronze doré et malachite de Munch



Ou pâte de verre coloré


Le dernier étage est consacré aux meubles art nouveau et objets de décoration.






Pour finir par une belle collection de vases Gallé, Daum et Lalique

 
Un très beau musée qui a pourtant soulevé bien des polémiques... car installé à l'endroit de feu Le musée d'art moderne...
 
Visite virtuelle du musée fin de siècle: