dimanche 28 décembre 2014

Le grand palais

Le « Grand Palais des Beaux-Arts » est édifié à Paris à partir de 1897, pour l'exposition universelle.


« Monument consacré par la République à la gloire de l’art français », comme l'indique le fronton de l’aile ouest, sa vocation originelle consiste à accueillir les grandes manifestations artistiques officielles de la capitale.


Par arrêté du 12 juin 1975, la nef est classée au titre des monuments historiques. Un nouvel arrêté du 6 novembre 2000, protège le Grand Palais dans sa totalité.


Le vaisseau principal, d'une longueur de près de 240 mètres, est constitué d'un espace imposant surmonté d'une large verrière. La voûte en berceau légèrement surbaissée des nefs nord et sud et de la nef transversale, la coupole sur pendentifs et le dôme pèsent environ 8 500 tonnes d'acier, de fer et de verre. Le poids de métal utilisé, égal à environ 6 000 tonnes, équivaut à celui de la tour Eiffel. Le sommet de cet ensemble culmine à une altitude de 45 mètres.

 

samedi 27 décembre 2014

Hokusai au Grand Palais




Au Grand Palais à Paris, une rétrospective en près de 400 œuvres révèle les talents du Japonais qui influença les peintres français.



 Hokusai (1760-1849) compte parmi les artistes japonais les plus appréciés aujourd’hui, et les plus exposés.


Peintures, dessins, estampes, c'est à une rétrospective exceptionnelle, riche de 500 œuvres, qui étonnent par la diversité des supports utilisés, du précieux panneau de soie au papier de sac à gâteaux…


Divers mais oh combien fragiles que nous convie le Grand Palais qui met en lumière les multiples facettes du maître japonais qui désirait "dessiner l'impossible".


Il est vrai que le papier supporte mal la lumière, même si celle du Grand Palais a été tamisée, aussi ces œuvres furent décrochées et remplacées par d’autres estampes équivalentes, souvent issues de la même série, de nature et de qualités comparables décrochées et changées avec une fermeture de l’exposition du 21 au 30 novembre.


Dessins, gravures et peinture sont présentées, qui étonnent par la diversité des supports utilisés, du précieux panneau de soie au papier de sac à gâteaux… Divers mais oh combien fragiles.

Bien sûr il y a la Vague, cette estampe figurant dans l’étonnante série «Trente-six vues du mont Fuji», réalisée au début des années 1830. Aussi emblématique soit-elle, elle n’est qu’une goutte d’eau dans cette carrière prolifique. À la fin de sa vie, Hokusai s’éloigne notamment progressivement du monde de l’estampe pour se consacrer pleinement à la peinture.


Les images du monde flottant, illustrations des mœurs de son temps, disparaissent au profit d’autres thèmes tels que le monde animal et végétal ou les sujets religieux.


Né d’un père artisan miroitier, c’est à 13 ans que Hokusai démarre son apprentissage chez un maître graveur. L'élève apprend vite, et ne cessera jamais de se perfectionner.
Le magique et le surnaturel, importants dans la culture japonaise, se retrouvent à de nombreuses reprises au cœur de l'œuvre de Katsushika Hokusai.


Mais qui est vraiment Hokusai ? Sévère sur son œuvre, le maître japonais de l'estampe a connu une existence mouvementée au cours de laquelle il aurait emprunté près de 120 noms différents.



Hokusai (1760-1849), c’est bien plus que les «Trente-Six Vues du mont Fuji», et notamment la plus connue d’entre elles, la Grande Vague de Kanagawa, même si avoir cette série sous les yeux reste un des émerveillements de cette expo.


 Les originaux rendent justice aux prouesses du coloriste, à ses magnifiques dégradés de bleus, cette attention témoignée au passage du temps et au changement de climat.


 
 
On y constate qu’un Fuji rougi par le couchant ne l’est pas pareillement s’il y a vent du sud et ciel clair ou bien orage aux abords du sommet. Et ceux qui songeront à Claude Monet et ses vues de la cathédrale de Rouen peintes une soixantaine d’années plus tard n’auront pas tort : c’est la découverte de l’œuvre de Hokusai qui lança en France la mode du japonisme, à partir des années 1850 (Monet possédait, entre autres estampes de sa collection, une vingtaine de planches signées de Hokusai).






A 74 ans, Hokusai déclara vouloir vivre plus de 110 ans, afin d’atteindre, selon lui, son véritable épanouissement artistique. «Tout ce que j’ai produit avant l’âge de 70 ans ne vaut pas la peine d’être compté», avait-il balayé. La citation se trouve dans l’une des dernières salles de l’exposition, humble point d’orgue à une vie jalonnée de chefs-d’œuvre.



Au grand Palais EXPOSITION jusqu'au 18 Janvier 2015

 

Les illuminations de Noël à Paris


Tous les ans, à cette époque de l’année, se renouvelle le merveilleux spectacle des illuminations de Noël à Paris; des couleurs féeriques données aux rues en cette période festive.


Arches lumineuses, ampoules multicolores, flammes incandescentes et projections scintillantes habillent somptueusement les avenues de la capitale française.




Illuminations des Champs Élysées : La plus grande avenue du monde est avec les vitrines des Galeries Lafayette l’un des lieux de promenades les plus prisés en période de Noël. Les arbres entourés d’anneaux lumineux sont visibles jusqu’à début janvier 2015. Cette année, les innovations et évolutions des éditions précédentes sont renouvelées, confirmant l’orientation technologique et écologique des Illuminations.




Plus que jamais, la « ville lumière » porte bien son nom ! De novembre à début janvier, les illuminations de Noël donnent à Paris un charme plus envoûtant que jamais !

 
 

vendredi 12 décembre 2014

Fin d'année tranquille

Tout mon petit monde est à présent au séchage lent.


D'ailleurs, en cette fin d'année, j'ai l'impression que tout tourne au ralenti, comme si les tâches à accomplir étaient terminées.

Tout se concentre sur les fêtes à venir. Comme une parenthèse où plus rien d'autre ne compte.

Il faut à présent attendre 2015 pour reprendre les activités avec enthousiasme.


 
 

Moi aussi je vis au ralenti... Mon rhume enfin terminé, je peux chanter pour les répétitions du concert de Noël.

 

mercredi 10 décembre 2014

Sapin

Puisque Saint-Nicolas est à présent rentré chez lui, je m'autorise à décorer le sapin afin de pouvoir en profiter durant quelques semaines.
 
 

vendredi 5 décembre 2014

Venez, venez saint-Nicolas!


Depuis la mi-novembre déjà, on a annoncé à la télévision le début de la "campagne" de Noël dans les commerces. C'est déplorable ! Ainsi, trois semaines avant la fête de la Saint Nicolas, les images de l'américain Santa Claus ont envahi les grands magasins. C'est ainsi que l'on tue les traditions !

La fête du 6 décembre existe dans les pays d’Europe du Nord et d’Europe de l’Est depuis le Moyen-Age. Le Père Noël, lui, a été popularisé aux Etats-Unis depuis le XIXème s. La Seconde Guerre mondiale, la venue des soldats américains et le plan Marshall n’ont pas suffi à ce que le Père Noël détrône Saint Nicolas chez nous… Heureusement !

 
Quand j’étais petite fille, Noël était totalement religieux, les cadeaux étaient distribués aux enfants à la St-Nicolas. A partir des années 70, la tendance s'inversa en faveur du Noël commercial.
Le père Noël est l'équivalent français du Santa Claus américain dont le nom est lui-même une déformation du Sinterklaas (saint Nicolas) néerlandais.

Les immigrants hollandais qui ont emmené les histoires et légendes du grand saint jusqu’aux USA. Une fois débarqué Saint Nicolas a été relooké. Has-been la robe, on lui met un pantalon et un gros ceinturon et tout naturellement on lui propose de boire un coup. Et voilà Saint Nicolas, bouteille de coca à la main qui pose et fait de la pub !

Le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre appelé également Nicolas de Bari. Il est né à Patara, une cité de Lycie, au sud-ouest de l'Asie Mineure (région appelée maintenant Turquie d'Asie) entre 250 et 270 après J-C. Il est mort le 6 décembre, en 345 ou en 352 dans la ville portuaire de Myre en Asie Mineure.

C'est l'un des saints les plus populaires en Grèce et dans l'Eglise Latine. On sait qu'il fût Evêque de Myre au 4ème siècle.

Sa vie et ses actes sont entourés de légendes.

Saint Nicolas a réalisé plusieurs miracles. Une chanson populaire raconte l'histoire de trois petits enfants partis glaner dans les champs... A la nuit tombée, perdus, ils frappent à la porte d'un boucher. A peine entrés, il les tue, les découpe et les met au saloir... Sept ans plus tard, saint Nicolas passant par-là, leur redonne la vie...


Saint Nicolas devient alors le protecteur des enfants.

 
C'est aussi l'un des saints le plus souvent représenté dans l'iconographie religieuse : sur les vitraux des églises, dans les tableaux, en statue, sur les taques de cheminée, les images d'Epinal, etc... Ses légendes offraient aux imagiers une riche matière.

Image d'Epinal
 
Son costume : Il est habillé avec une grande robe en coton blanc, une longue cape rouge et des gants blancs.

Ses accessoires : une coiffe pointue (une mitre) et une grande crosse.

 
Le scénario :

Saint Nicolas juché sur son âne visite chaque maison dans la nuit du 5 au 6 décembre. Sa mission: récompenser les enfants sages en leur apportant des friandises et des cadeaux. Il est accompagné d'un sombre personnage, peu sympathique : le Père Fouettard, qui lui est chargé de sermonner ceux qui n'ont pas été sages.

Le soir du 5 décembre, avant d'aller se coucher, les enfants déposent devant la cheminée, leurs petits souliers afin que Saint Nicolas y dépose des cadeaux. Ils placent un verre de vin chaud ou de lait pour le grand Saint et du sucre et des carottes pour l’âne.
 
 
Personnellement, je déposais sur la table un seau d’eau et une carotte pour l’âne et un verre de Pékèt pour Saint-Nicolas ; le lendemain matin, le verre était toujours vidé !


Le matin du 6 décembre, les enfants se lèvent en hâte pour découvrir les cadeaux déposés par Saint Nicolas pendant la nuit. La journée du 6 décembre est consacrée à jouer, déguster les friandises (fruits secs, mandarines, spéculoos en forme de Saint Nicolas, des petites figurines en massepain (cochon, carottes, pommes, ...) et fredonner des chansonnettes en mémoire du grand Saint. De nombreuses villes font défiler Saint Nicolas dans la journée du 6 décembre et organisent de grandes fêtes pour l'accueillir. Il distribue des bonbons aux enfants.
 

Le père Fouettard :

C’est le méchant qui accompagne Saint Nicolas et gronde les enfants qui n'ont pas été sages. Son visage est couvert de suie (ce qui l'apparente au « Zwarte Piet » des Néerlandais, le serviteur maure qui accompagne chaque année Sinterklaas.

Chez nous, en région liégeoise,  on l’appelait Hanscrouf

Ses accessoires : un grand bâton ou un martinet et quelques triques à distribuer aux enfants pas sages.

Son rôle : faire peur et punir les enfants qui n'ont pas été sages. La pire des punitions qu'il puisse leur infliger étant de les emporter avec lui, ce qui le place dans la grande famille des croquemitaines.


ONU : Saint-Nicolas est-il raciste ?

Affublé d’un costume médiéval clinquant, coiffé d’une perruque afro, et le visage peint en noir, le père fouettard serait, d’après ses détracteurs, une réminiscence de l’esclavage dans les colonies hollandaises.

Suite à différentes plaintes provenant des Pays-Bas, une commission du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a envoyé un questionnaire aux autorités néerlandaises afin de clarifier la question. Il a été demandé de «bien vouloir indiquer dans quelle mesure votre gouvernement a impliqué la société néerlandaise, y compris les Africains (…), dans les discussions sur le choix de Sinterklaas et de Zwarte Piet comme symbole culturel dans ce pays.»

 On croit rêver : l’ONU enquête sur Zwarte Piet ! Mais non, c’est bien le monde dans lequel nous vivons !

 
La chanson des écoliers

O grand Saint Nicolas patron des écoliers,

Apportez-moi des pommes dans mon petit panier.

Je serai toujours sage comme un petit mouton,

J'apprendrai mes leçons pour avoir des bonbons.

 

Venez, venez Saint Nicolas

Venez, venez Saint Nicolas

Venez, venez Saint Nicolas

 

Et tra la la...