dimanche 1 avril 2012

Artemisia

Artemisia Gentileschi (née le 8 juillet 1593 à Rome, morte à Naples vers 1652) est une peintre italienne de l'école caravagesque.
A l'aube du XVIIe siècle, quand les femmes étaient mineures à vie, Artemisia Gentileschi a brisé toutes les lois de la société en n'appartenant qu'à son art. En quête de sa propre gloire et de sa liberté, elle a travaillé pour des princes et des cardinaux, gagné sa vie à la force de son pinceau, et construit son oeuvre, inlassablement. Comme le Caravage, il a fallu attendre plus de trois siècles pour qu'elle soit à nouveau reconnue et universellement appréciée.




Vivant dans la première moitié du XVIIe siècle, elle reprend de son père Orazio la limpide rigueur du dessin en lui rajoutant une forte accentuation dramatique héritée de l'œuvre du Caravage et chargée d'effets théâtraux. Cette stylistique contribua à la diffusion du caravagisme à Naples, ville dans laquelle elle s'installe en 1630.



Elle devient un peintre de cour à succès, sous le patronage des Médicis et de Charles Ier d'Angleterre.

Remarquablement douée et aujourd'hui considérée comme l'un des premiers peintres baroques, l'un des plus accomplis de sa génération, elle s'impose par son art à une époque où les femmes peintres ne sont pas facilement acceptées. Elle est également la première femme à peindre l'histoire et la religion à une époque où ces thèmes héroïques sont considérés comme hors de portée d'un esprit féminin. Elle nous a laissé d'elle un autoportrait d'une grande vigueur qui dénote une maîtrise consommée de son art et de l'art.




On attribue à son viol et au procès humiliant qui s'ensuivit certains traits de son œuvre, l'obscurité et la violence graphique qui s'y déploient, en particulier dans le tableau célèbre qui montre Judith décapitant froidement Holopherne. Ses peintures expriment souvent le point de vue féminin.



Artemisia Gentileschi est née à Rome le 8 juillet 1593, elle est la première enfant du peintre maniériste toscan, Orazio Gentileschi (1563-1639), représentant de tout premier plan du caravagisme romain. Artemisia fait son apprentissage artistique dans l'atelier paternel, aux côtés de ses frères et démontre par rapport à eux un talent bien plus élevé, apprenant le dessin, la manière de mélanger les couleurs et de donner du brillant aux tableaux.
La première œuvre attribuée à Artemisia, qu'elle signe dès l'âge de 17 ans (sûrement aidée par son père, déterminé à faire connaître ses dons artistiques précoces), est sa Suzanne et les vieillards, réalisée en 1610


À 19 ans, alors que l'accès à l'enseignement des Beaux-Arts, exclusivement masculin, lui est interdit, son père lui donne un précepteur privé, le peintre Agostino Tassi. Un scandale marque alors sa vie. Artemisia est violée par Tassi employé à cette époque avec Orazio Gentileschi à la décoration à fresque des voûtes du Pavillon des Roses dans le Palais Pallavicini Rospigliosi de Rome.
Celui-ci promet d'abord de l'épouser pour sauver sa réputation, mais il ne tient pas sa promesse et le père d'Artemisia porte l'affaire devant le tribunal papal. L'instruction, qui dure sept mois, permet de découvrir que Tassi avait formé le projet d'assassiner son épouse, avait commis un inceste avec sa belle-sœur et avait voulu voler certaines peintures d'Orazio Gentileschi. Pendant le procès, Artemisia est soumise à un humiliant examen gynécologique et « soumise à la question » pour vérifier la véracité de ses accusations. Elle résistera à la torture et maintiendra ses accusations. Tassi est condamné à un an de prison et à l'exil des États pontificaux.


Témoignage d'Artemisia au procès, selon les chroniques de l'époque :

«  Il ferma la chambre à clef et après l'avoir fermée il me jeta sur le bord du lit en me frappant sur la poitrine avec une main, me mit un genou entre les cuisses pour que je ne puisse pas les serrer et me releva les vêtements, qu'il eut beaucoup de mal à m'enlever, me mit une main à la gorge et un mouchoir dans la bouche pour que je ne crie pas et il me lâcha les mains qu'il me tenait avant avec l'autre main, ayant d'abord mis les deux genoux entre mes jambes et appuyant son membre sur mon sexe il commença à pousser et le mit dedans, je lui griffai le visage et lui tirai les cheveux et avant qu'il le mette encore dedans je lui écrasai le membre en lui arrachant un morceau de chair. » Artemisia aurait été torturée pour empêcher de peindre des toiles considérées comme osées à l'époque ! On lui aurait écorché et ficelé au moyen de fils de fer les doigts d'une de ses mains ainsi que celle-ci pour nuire à son talent. »

La toile qui représente Judith décapitant Holopherne (1612-1613), impressionnante par la violence de la scène, a été interprétée selon les thèses psychologiques et psychanalytiques, comme un désir de revanche par rapport à la violence subie.




Un mois après la conclusion du procès, Orazio arrange pour Artemisia un mariage avec Pietro Antonio Stiattesi, modeste peintre florentin, qui aide Artemisia, violentée, abusée et dénigrée, à retrouver un statut honorable.


Le couple s'installe à Florence, où ils ont quatre enfants, dont seule la fille, Prudenzia, vécut suffisamment pour suivre sa mère lors de son retour à Rome puis à Naples.


À Florence, Artemisia connaît un succès flatteur. Elle est acceptée à l'Académie du dessin (elle est la première femme à jouir d'un tel privilège), montre qu'elle est capable de conquérir les faveurs et la protection de personnes influentes, à commencer par le Grand-duc Cosme II et plus particulièrement la Grande-duchesse Christine de Lorraine. Elle entretient de bonnes relations avec Galileo Galilei, avec qui elle reste en contact épistolaire bien après sa période florentine.


Elle travaille notamment au palais Buonarroti où le neveu du grand Michelangelo (Buonarroti le Jeune) occupe parmi ses amateurs une place d'une particulière importance : occupé à construire une demeure pour célébrer la mémoire de son illustre aïeul, il confie à Artemisia l'exécution d'une toile destinée à décorer le plafond de la salle des peintures.


La toile en question représente une Allégorie de l'Inclination (ou du Talent naturel), représentée sous forme d'une jeune femme nue tenant en main une boussole. Il est vraisemblable que l'avenant visage féminin a les traits d'Artemisia elle-même qui, comme en disent les informations mondaines de l'époque, est une femme d'un charme extraordinaire.



Il arrive souvent en effet, dans les toiles d'Artemisia, que l'apparence des plantureuses et énergiques héroïnes qu'on lui compare aient les traits du visage que l'on retrouve dans ses portraits ou auto-portraits : souvent le commanditaire de ses toiles désirait avoir une image rappelant visuellement l'auteur dont la réputation allait croissant. Son succès et la fascination qui émane de son personnage alimentent durant toute sa vie des allusions et des plaisanteries sur sa vie privée.




Appartiennent à la période florentine la Conversion de Madeleine et Judith et sa servante conservées à la Galerie Palatine du Palais Pitti, ainsi que son indéniable chef-d'œuvre, conservé à la Galerie des Offices, une seconde version, plus grande, de sa Judith décapitant Holopherne, où elle donne ses propres traits à sa Judith, attribuant à Holopherne ceux de Tassi.
Séparée de son mari, Artemisia s'installe à Rome comme une femme désormais indépendante, en mesure de prendre une maison et d'élever ses enfants.


En 1630 Artemisia se rend à Naples, estimant qu'il pourrait avoir, dans cette ville florissante de chantiers et de passionnés de beaux-arts, de nouvelles et plus enrichissantes possibilités de travail.

C'est à Naples que pour la première fois Artemisia est amenée à peindre des toiles pour une cathédrale, celles dédiées à la vie de San Gennaro à Pozzuoli.


En 1638, Artemisia rejoint son père à Londres où Orazio, devenu peintre de la cour de Charles Ier



 Le  musée Maillol rend hommage à l'une des plus importantes femmes peintres de l'histoire de l'art, Artemisia Gentileschi, dont on pourra découvrir les toiles à partir du 14 mars.

Mais je vous reparlerai bientôt du musée Maillol...

jeudi 29 mars 2012

Toujours au jardin

Je continue mon petit délire au jardin puisque je suis en vitesse de croisière et que je n'ai pas d'expo prévue en ce moment...

Petite esquisse du projet:


Sculpture en terre, couchée, à moitié enterrée, avec du lierre et de la mousse qui la recouvre et une graminée en guise de cheveux...

Et aussi, des trous et des cachettes partout pour les abeilles, coccinelles, perce-oreilles et papillons.

Réalisable?

On verra!



lundi 26 mars 2012

Opération réussie!


Ouf! J'ai réussi à la décoller de la tournette pour la transporter dans la pièce de séchage, rassembler les deux morceaux coupés qui ont l'air de s'emboîter parfaitement.
J'ai emballé les parties plus fines et fragiles pour éviter qu'elles ne séchent trop vite...Et je l'oublie pour minimum trois semaines.

dimanche 25 mars 2012

Petit problème de taille...


Ma demoiselle a bien avancé ce dimanche après-midi (et moi j'ai mal au dos!)



Juste un petit problème...


Ainsi couchée elle mesure 55cm alors que mon four en fait 40 de large.
Dans cette position, impossible de la redresser assise ou sur la tête... Alors je l'ai coupée en deux au niveau de la taille (cachée par les cheveux).
Il faudra assembler les deux morceaux après cuisson en espérant que le retrait n'entraîne pas au séchage, de déformation inégale entre eux.



Et c'est en compagnie de son ami le gros chat qu'elle devrait rejoindre le jardin si tout se passe comme j'espère...

Nouvelle esquisse en terre

Nouvelle?

Pas vraiment...


Je dirais plutôt une deuxième partie...
à suivre...

samedi 17 mars 2012

Demain, je chante!


Avec ma chorale Anima, concert de printemps
Avis à tous ceux qui traînent dans le coin et s'ennuient le dimanche!

vendredi 16 mars 2012

Jardinage

En cette magnifique journée printanière (que c'est bon!), consacrée entièrement au jardinage, Cristal a trouvé sa place définitive en fin d'après midi.


Avec le soleil plongeant, le cristal de sa main brille de mille feux!

mercredi 14 mars 2012

Chachacha!



Non, je ne suis pas devenue folle... Je ne me mets pas encore à faire des chachats à sa mèmères...
Ce n'est qu'une première partie d'une sculpture qui sera un peu plus surréaliste et poétique, onirique...


J'en profite pour tester une nouvelle terre, chocolat mais qui sera noire après cuisson, trop chamotée pour des visages humains avec ses détails mais parfaite pour ce chat.

dimanche 11 mars 2012

Rosine

Aujourd'hui c'est la sainte Rosine... alors comme je n'ai pas envie de garder la photo de Pandore en première page du blog en attendant que je fasse une nouvelle sculpture digne de l'éclipser, j'en profite pour souhaiter une bonne fête à toutes les Rosine ainsi qu'à la mienne qui est si loin au sud de la France.

samedi 10 mars 2012

Pandore, bof, bof, bof!

Elle n'aurait jamais dû exister...Si, si, il y a des signes qui ne trompent pas...
D'abord, elle a perdu la tête, d'où son cou trop court et son expression bizarre car elle s'était quelque peu écrasé la face à terre ensuite une main s'est cassée d'où le bras mal proportionné et finalement il y avait des fissures dans la jupe et je n'ai donc pas pu faire le modèle de robe que je voulais au départ, ce qui explique cette robe toute raide et moche!



Finalement, elle me servira peut-être à faire une expérience que je voulais essayer depuis quelques temps...On en reparlera...

vendredi 9 mars 2012

Bof...Pandore...

Pandore est patinée mais depuis le début, je ne l'aime pas...J'ai hésité à la cuire, bon c'est fait mais je crois qu'elle va aller direct au grenier...
Bon, je vous montre quand même sa photo terminée mais elle est moche!




Mal proportionnée, raide et moche!

Je lui préfère Cristal qui attend au salon qu'on lui trouve une place bien ancrée au jardin.

mercredi 7 mars 2012

Cristal


Cristal après cuisson, laissée brute et naturelle, sans patine, pour pouvoir s'installer au jardin malgré la blancheur de sa robe.



Le cristal dans ses mains, brut aussi.


Et pendant tout cela, soudain, des cris étranges d'oiseaux...
Je regarde les arbres, je ne vois rien...
Je lève les yeux au ciel...
Un vol d'oiseaux migrateurs en V au-dessus de moi, magnifique!
Des grues?
Des oies sauvages?
Vite, je regarde si je ne vois pas Nils Holgerson sur le dos de Martin le jars...
Le temps de prendre mon appareil photo, ils étaient déjà loin malheureusement.


Le matin à la radio, ils ont dit que c'était des cigognes venant d'Affrique vers l'Europe du nord.


Et pour rappel...
Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson

Roman de Selma Lagerlöf, publié en 1906 et 1907

Nils, un garçon de quatorze ans, s’amuse des méchants tours qu’il joue aux bêtes et aux hommes. En l’absence de ses parents, il fait la connaissance d’un lutin (un tomte), dont il se moque comme à son habitude. Pour le punir, le lutin change Nils en un minuscule bonhomme. C’est le moment de l’année où les oies sauvages migrent. L’une des oies des Olgersson s’apprêtant à les rejoindre, Nils tente de la retenir, mais, désormais trop petit, il est emporté dans les airs par l’oiseau. Un long voyage commence. Nils, qui n’aime aucun humain, se réjouit de cette extraordinaire aventure. Elle le mène chez les élans, les ours et les alouettes, dans les forêts, au bord des lacs, dans les villes où peinent les ouvriers ; dans la Suède entière il apprend des légendes. Quand Nils revient chez lui, le lutin lui redonne sa taille normale. Devenu généreux et aimant, il est pour la première fois content d’être parmi les siens.
ce récit fantastique et poétique s’affiche d’emblée comme un conte, avec le caractéristique « Il était une fois ». Il est aussi un plaidoyer pour le respect de la vie et de la nature, dont l’exemple ne peut qu’améliorer l’être humain. Il mêle intimement merveilleux et réalisme


mardi 6 mars 2012

Le lendemain...

Ouverture du four... Tout semble s'être bien passé.
Les terres de deux couleurs sont bien marquées.

dimanche 4 mars 2012

Cuisson et corrections


Dimanche de cuisson pour Pandore et Cristal...

Et pendant ce temps, mise à profit de la journée pour faire les dernières corrections.
J'ai dû reprendre la largeur des épaules, la taille trop fine et le cou trop long qui lui donnaient un air de girafe efféminée.
Je lui ai carrément coupé la tête pour retirer 2cm de cou...



samedi 3 mars 2012

Retour à la nature

Mon homme est presque fini, il ne me reste plus qu'à vider la tête et faire quelques retouches sur le corps...Puis laisser sécher trois ou quatre semaines.






Il pourra alors prendre place aux côtés d'Hamadryade pour tout un été de plénitude.


J'ai fait un petit montage photo pour me faire une idée de ce que cela sera...
Il médite, elle contemple...