Journal d'atelier
Bienvenue à l'atelier de Christiane Moreau qui dévoile son travail, peinture, sculpture, écriture et états d'âme au jour le jour...
vendredi 17 mai 2013
mardi 14 mai 2013
Cuisson réussie
Bonne nouvelle ce matin à l'ouverture du four (il y avait encore 110°)
Les trois baigneuses sont réussies...
Bien que la troisième ait pris une teinte bizarre mais ça ne me gène pas, elle a une couleur de pain bien cuit...
Surtout, le cristal est bien fondu, les couleurs mélangées et la surface parfaitement lisse.
Les trois baigneuses sont réussies...
Bien que la troisième ait pris une teinte bizarre mais ça ne me gène pas, elle a une couleur de pain bien cuit...
Surtout, le cristal est bien fondu, les couleurs mélangées et la surface parfaitement lisse.
Il reste à faire la patine, au lait je crois..., pour une surface satinée et tout enfin sera prêt pour l'exposition.
dimanche 12 mai 2013
mercredi 8 mai 2013
Mission accomplie...
... Pour ma "Princesse des insectes".
A présent que le printemps est revenu, les insectes ont déserté leur hôtel pour s'éparpiller dans la nature.
C'est le moment de découvrir l'intérieur mystérieux de cet abri que je n'ai pas dérangé durant tout l'hiver.
Surprise, il a été habité.
De nombreux trous bouchés par une pellicule blanche, sorte de papier mâché qui a été déchiré lors de leur libération printanière.
Un nettoyage et le remplacement de quelques tubes de bambous, le voilà en ordre pour le prochain automne.
Pendant ce temps, "Dies irae" attend sa patine avant de rejoindre ma prochaine exposition fin mai.
A présent que le printemps est revenu, les insectes ont déserté leur hôtel pour s'éparpiller dans la nature.
C'est le moment de découvrir l'intérieur mystérieux de cet abri que je n'ai pas dérangé durant tout l'hiver.
Surprise, il a été habité.
De nombreux trous bouchés par une pellicule blanche, sorte de papier mâché qui a été déchiré lors de leur libération printanière.
Un nettoyage et le remplacement de quelques tubes de bambous, le voilà en ordre pour le prochain automne.
Pendant ce temps, "Dies irae" attend sa patine avant de rejoindre ma prochaine exposition fin mai.
dimanche 5 mai 2013
Le printemps enfin!
Le jardin est très coloré en ce printemps, herbe très verte, tulipes rouges et jaunes, cerisiers en fleurs mais déjà les premiers signes de maturité des tulipes disent que le jardin va bientôt changer complètement de physionomie.
L'occasion de tester mon nouvel appareil photographique.
Quelques pensées...
Et les myosotis qui disent "Ne m'oubliez pas"
Ne m'oublie pas...
29ème cuisson
Tout était prêt dans le four pour une 29ème cuisson.
Quelques jours plus tard, les pièces cuites et patinées.
Tout d'abord Lorenz, le violoniste de notre chorale. (une commande)
Petite sculpture destinée à rejoindre sa sœur Leonor...
Et puis, une pièce plus grande: Dies irae
Je mets les bouchées doubles pour préparer ma prochaine expo... Mais j'en reparlerai plus tard.
mercredi 1 mai 2013
Premier mai
Comme chaque année, je mets un point d'honneur à rappeler que le 1er mai est la fête des travailleurs au risque de passer pour une rabâcheuse!
Bonne fête du 1er mai mais n'oubliez pas l'origine de la fête, en ces temps difficile où le capitalisme étend son ordre mondial, il serait bon de s'en souvenir.
Le 1er mai n'est pas la fête du muguet, ni celle des "vrais travailleurs", ni celle de Jeanne d'Arc...
Permettez-moi de revenir aux origines au risque d'en mécontenter certains. Tant pis! Je n'aime guère les récupérations ni les provocations.
Un peu d'histoire
1er mai
Les origines
Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là.
C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication, entament une grève générale. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.
Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.
C’est alors qu'une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou vendredi noir) malgré l’inexistence de preuves, le dernier s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité.
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui. »
Mise en place
Trois ans plus tard, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris pour le centenaire de la Révolution française et l’exposition universelle.
Sur une proposition de Raymond Lavigne, elle décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé).
Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts (voir la Fusillade de Fourmies et Ravachol).
Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l’Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.
En 1920, la Russie bolchévique décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale des travailleurs. Son exemple est suivi dans la plupart des autres pays.
Pie XII institue en 1955 la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année.
Origine du muguet du 1er mai
Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain, instaure officiellement le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale ». À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération Générale du Travail) devenu secrétaire d’État au Travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient chômé. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe.
L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet.
Bonne fête du 1er mai mais n'oubliez pas l'origine de la fête, en ces temps difficile où le capitalisme étend son ordre mondial, il serait bon de s'en souvenir.
Bonne fête du 1er mai mais n'oubliez pas l'origine de la fête, en ces temps difficile où le capitalisme étend son ordre mondial, il serait bon de s'en souvenir.
Le 1er mai n'est pas la fête du muguet, ni celle des "vrais travailleurs", ni celle de Jeanne d'Arc...
Permettez-moi de revenir aux origines au risque d'en mécontenter certains. Tant pis! Je n'aime guère les récupérations ni les provocations.
Un peu d'histoire
1er mai
Les origines
Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là.
C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication, entament une grève générale. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.
Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.
C’est alors qu'une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou vendredi noir) malgré l’inexistence de preuves, le dernier s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité.
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui. »
Mise en place
Trois ans plus tard, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris pour le centenaire de la Révolution française et l’exposition universelle.
Sur une proposition de Raymond Lavigne, elle décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé).
Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts (voir la Fusillade de Fourmies et Ravachol).
Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l’Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.
En 1920, la Russie bolchévique décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale des travailleurs. Son exemple est suivi dans la plupart des autres pays.
Pie XII institue en 1955 la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année.
Origine du muguet du 1er mai
Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain, instaure officiellement le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale ». À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération Générale du Travail) devenu secrétaire d’État au Travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient chômé. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe.
L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet.
Bonne fête du 1er mai mais n'oubliez pas l'origine de la fête, en ces temps difficile où le capitalisme étend son ordre mondial, il serait bon de s'en souvenir.
samedi 27 avril 2013
Un nouveau site
ça y est!
Après des semaines, des mois de travail (pas très assidu, je l'avoue) j'ai terminé de numériser, cadrer et titrer toutes mes anciennes photos papier argentique de peintures.
J'ai totalement relooké mon site qui était devenu un vrai fourre-tout!
Pour la visite, c'est ici:
.
vendredi 19 avril 2013
samedi 13 avril 2013
La pietra dura ou mosaïques florentines
Lors de ma visite la semaine dernière au Louvre Lens où j'ai eu l'agréable surprise d'y voir une table florentine en pietra dura, je vous avais promis une explication sur cet art, l'un des plus beaux et raffinés, unique au monde.
Si vous allez à Florence, surtout ne passez pas à côté de cette merveille.
La pierre dure
De nos jours, presque tombé dans l’oubli, l’art de tailler la pierre est cependant et de loin l’un des arts les plus beaux et surtout le plus difficile.
Cet art est plus connu sous le nom de Pietra Dura (au pluriel Pietre-Dure).
La technique des pierres dures fut mise au point à Florence, dans les ateliers à la cour des Médicis, à la fin du 16eme siècle.
Elle fût employée pour décorer la Chapelle des Princes (Cappella dei Principi), commencée sous Cosme Ier en 1601 pour abriter les sarcophages de 6 Grands Ducs.
Sa coupole monumentale repose sur un octogone dont les murs sont entièrement recouverts d’un décor en pietra dura.
Dans le nouvelle Sacristie se trouve le mausolée en marbre blanc sculpté par Michel-Ange destiné à recevoir les sépultures de Laurent le Magnifique et son frère Julien.
Le regroupement des meilleurs artistes et le développement des outils contribuèrent ainsi à la création de magnifiques œuvres d’art que l’on peut encore admirer aujourd’hui dans « l’ Opificio e Museo delle Pietre dure » à Florence.
L'Office de la Pierre dure, qui se situe Via Alfani, à Florence, est l'ancienne manufacture de la « mosaïque florentine » datant de la Renaissance et qui est devenu un institut de recherche scientifique et de restauration d'œuvres d'art réputé, un des plus importants au monde. Il comprend un espace muséal sur les activités initiales de marqueterie de pierres dures : le Musée de la Manufacture de pierres dures de Florence.
Peu de monde dans ce musée et son atelier de restauration où l'on peut se balader tranquillement, prendre des photos car les visiteurs passent à côté de cet art unique, préférant les lieux incontournables des touristes.
http://www.opificiodellepietredure.it/
Il n’y a que très peu d’artistes qui maîtrisent la technique très élaborée des incrustations en pierre dure.
Les différentes couleurs des veines des pierres fines et des plaquettes de marbre sont judicieusement choisies pour reproduire la structure naturelle des feuilles et des fleurs.
Les fleurs rouges en cornaline, les fleurs rose en agate orangée, les bleues en lapis-lazuli. Les branches et les tiges en jaspes léopard, les fruits en agate striée ou en chrysoprase, les feuilles vertes en malachite ou en marbre veiné.
On utilise très souvent plus de 80 petites plaquettes pour réaliser une seule fleur.
Contrairement à la mosaïque traditionnelle, qui utilise des petits morceaux (appelés tesselles), la marqueterie de pierre dure (ou « mosaïque florentine ») emploie des pièces plus grandes et choisies pour leur forme, leur couleur, leur opacité, leur brillant et les nuances de leur veinure pour créer le dessin final.
Si tout au début on utilisait les galets de l’Arno, avec le temps, on les remplaça par des pierres fines telles que le lapis-lazuli, la malachite et différentes sortes de jaspes et d’agate. De même on développa l’emploi des marbres de couleur et des matériaux organiques, comme le corail et la nacre.
Différentes techniques de travail se sont développées au cours du temps.
La technique « comessi di pietre dure »consiste à découper les éléments d’un tableau dans des pierres de différentes couleurs et de les assembler ensuite en les fixant en contre parement sur un support de marbre.
La technique « Intarsia di pietre dure » consiste elle, à ajuster les différents éléments découpés, (représentant des feuilles ou des fleurs par exemple) dans les cavités correspondantes qui ont été préalablement évidées dans une plaque de marbre. C’est la technique de l’incrustation.
Cette technique particulièrement élaborée, permet de réaliser des tableaux magnifiques.
L’assemblage des différentes pièces est similaire à celui fait en marqueterie, la seule différence étant l’emploi de pierres à la place du bois.
Les nuances des couleurs et des veines des différentes pierres, sont choisies avec beaucoup d’attention pour obtenir des effets particuliers et copier ainsi au plus juste l’original .Cela permet d’obtenir souvent une œuvre à trois dimensions.
L’art de la pierre dure s’est maintenu à Florence depuis plus de 400 ans.
Si vous allez à Florence, surtout ne passez pas à côté de cette merveille.
La pierre dure
De nos jours, presque tombé dans l’oubli, l’art de tailler la pierre est cependant et de loin l’un des arts les plus beaux et surtout le plus difficile.
Cet art est plus connu sous le nom de Pietra Dura (au pluriel Pietre-Dure).
La technique des pierres dures fut mise au point à Florence, dans les ateliers à la cour des Médicis, à la fin du 16eme siècle.
Elle fût employée pour décorer la Chapelle des Princes (Cappella dei Principi), commencée sous Cosme Ier en 1601 pour abriter les sarcophages de 6 Grands Ducs.
Sa coupole monumentale repose sur un octogone dont les murs sont entièrement recouverts d’un décor en pietra dura.
Dans le nouvelle Sacristie se trouve le mausolée en marbre blanc sculpté par Michel-Ange destiné à recevoir les sépultures de Laurent le Magnifique et son frère Julien.
Le regroupement des meilleurs artistes et le développement des outils contribuèrent ainsi à la création de magnifiques œuvres d’art que l’on peut encore admirer aujourd’hui dans « l’ Opificio e Museo delle Pietre dure » à Florence.
L'Office de la Pierre dure, qui se situe Via Alfani, à Florence, est l'ancienne manufacture de la « mosaïque florentine » datant de la Renaissance et qui est devenu un institut de recherche scientifique et de restauration d'œuvres d'art réputé, un des plus importants au monde. Il comprend un espace muséal sur les activités initiales de marqueterie de pierres dures : le Musée de la Manufacture de pierres dures de Florence.
Peu de monde dans ce musée et son atelier de restauration où l'on peut se balader tranquillement, prendre des photos car les visiteurs passent à côté de cet art unique, préférant les lieux incontournables des touristes.
http://www.opificiodellepietredure.it/
Il n’y a que très peu d’artistes qui maîtrisent la technique très élaborée des incrustations en pierre dure.
Les différentes couleurs des veines des pierres fines et des plaquettes de marbre sont judicieusement choisies pour reproduire la structure naturelle des feuilles et des fleurs.
Les fleurs rouges en cornaline, les fleurs rose en agate orangée, les bleues en lapis-lazuli. Les branches et les tiges en jaspes léopard, les fruits en agate striée ou en chrysoprase, les feuilles vertes en malachite ou en marbre veiné.
On utilise très souvent plus de 80 petites plaquettes pour réaliser une seule fleur.
Le marbre noir vient de Belgique.
Contrairement à la mosaïque traditionnelle, qui utilise des petits morceaux (appelés tesselles), la marqueterie de pierre dure (ou « mosaïque florentine ») emploie des pièces plus grandes et choisies pour leur forme, leur couleur, leur opacité, leur brillant et les nuances de leur veinure pour créer le dessin final.
Si tout au début on utilisait les galets de l’Arno, avec le temps, on les remplaça par des pierres fines telles que le lapis-lazuli, la malachite et différentes sortes de jaspes et d’agate. De même on développa l’emploi des marbres de couleur et des matériaux organiques, comme le corail et la nacre.
Différentes techniques de travail se sont développées au cours du temps.
La technique « comessi di pietre dure »consiste à découper les éléments d’un tableau dans des pierres de différentes couleurs et de les assembler ensuite en les fixant en contre parement sur un support de marbre.
La technique « Intarsia di pietre dure » consiste elle, à ajuster les différents éléments découpés, (représentant des feuilles ou des fleurs par exemple) dans les cavités correspondantes qui ont été préalablement évidées dans une plaque de marbre. C’est la technique de l’incrustation.
Cette technique particulièrement élaborée, permet de réaliser des tableaux magnifiques.
L’assemblage des différentes pièces est similaire à celui fait en marqueterie, la seule différence étant l’emploi de pierres à la place du bois.
Les nuances des couleurs et des veines des différentes pierres, sont choisies avec beaucoup d’attention pour obtenir des effets particuliers et copier ainsi au plus juste l’original .Cela permet d’obtenir souvent une œuvre à trois dimensions.
L’art de la pierre dure s’est maintenu à Florence depuis plus de 400 ans.
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