dimanche 29 mai 2016

Le grand saut, enfin les finitions!

Cuite depuis le 1er mai et négligée pour cause de corrections de roman, la revoici enfin à l'ordre du jour.


La pauvre était sans jambe depuis un mois puisque j'avais dû les lui couper pour la largeur du four.



 Voici venu le temps du montage


 Rappel des chapitres précédents:

Cette sculpture devait en remplacer une autre dont je n'étais pas contente car elle marchait plus qu'elle ne sautait (toujours à cause de la largeur du four, je n'avais pas eu l'idée de lui couper les jambes).


 De plus, elle n'était pas en terre d'Impruneta et avait eu quelques problèmes de gel et de casse... Maintenant, cela ne devrait plus arriver avec la nouvelle!



Il faut calculer l'angle de la barre qui la soutiendra en l'air. (mais comment ont fait les ingénieurs du viaduc de Millau???)


Première sortie au jardin.


L'angle à l'air bon.


Il ne faut pas qu'elle tourne avec le vent.

Après plusieurs essais délicats, monter, démonter, ça semble tenir...


Il ne reste plus qu'à remettre la clématite en place sur la barre.

mardi 24 mai 2016

Les escaliers de Bueren à Liège

Comme chaque semaine à présent, un nouveau magazine italien en ligne, Radici Future, vient de paraître avec un article que j'ai rédigé en français sur les escaliers de Bueren à Liège.

Le traduction en italien est de Carmela Moretti.
Nous travaillons désormais ensemble car écrire en italien me demande beaucoup de temps.





samedi 21 mai 2016

Journée au jardin

Il était temps!

Le jardin négligé pour cause de corrections de roman s'est transformé en jungle.

Arracher les mauvaises herbes dans les parterres, débroussailler, faire les bordures, replanter une clématite...





Planter deux groseilliers et trois framboisiers le long du treillis


préparer les jardinières...


toute une journée à travailler à sa remise en ordre.


Ça commence à pousser dans les carrés potagers


J'ai récolté les premiers radis et j'ai aussitôt ressemé.

Une bonne journée bien remplie.
Demain il pleut!


samedi 14 mai 2016

Petits articles

Je viens de terminer une partie des corrections de mon roman.

En ce moment, j'écris des articles pour un magazine italien en ligne "Radici Future". C'est une coopérative de journalistes.

http://www.radicifuturemagazine.it/

J'avais rencontré un journaliste/philosophe italien qui a écrit un livre et était venu faire une série de conférences en Belgique et j'ai fait sa connaissance à mon cours d'italien. De retour en Italie, il m'a demandé de collaborer à son magazine. J'ai déjà écrit 5 articles, dont 2 sont déjà en ligne.

Cette semaine, j'ai écrit sur les racines communes entre les marionnettes liégeoises et les marionnettes siciliennes, en italien et dessous, la traduction en français.



vendredi 6 mai 2016

Blog en pause

Je viens de recevoir de mon éditeur la deuxième correction de mon roman.
Je dois encore arranger certains passages, réécrire quelques paragraphes et relire le tout avec les corrections suggérées par mon assistante d'édition.
Du boulot, surtout que le temps presse. Elle me demande de lui renvoyer le manuscrit pour le 25 mai.
Ensuite, il partira chez un correcteur professionnel qui reverra toute la grammaire.
En principe, selon mon contrat, je devrais signer le "Bon à Tirer" pour le 30 juin...

Vous ne me verrez donc plus souvent sur vos blogs et vos facebook durant quelques jours, semaines...

lundi 2 mai 2016

37ème cuisson...

... réussie, bien sûr!
Mon "fornaciai"préféré maîtrise tellement bien les courbes de température et moi, le modelage sans bulles ni poches d'air, que la réussite en devient une routine. Presque plus de stress à l'ouverture du four le lendemain matin.
Ça s'appelle tout simplement l'expérience. 37 cuissons, ça compte!


Résumé des chapitres précédents:

Il y a deux sculptures qui attendent la cuisson depuis des semaines.


 J'ai eu beau me décarcasser en long et en large, impossible de faire entrer les deux dans le four! (sans prendre de risques).
Tant pis, mon lutin sera pour une prochaine fois.



La cuisson va bon train, 980°


Et le pauvre se retrouve seul pour quelques semaines encore...


Ce matin à l'ouverture du four tout est impeccable.


Il n'y aura plus qu'à remonter les jambes que j'ai dû couper pour la cuisson et dont la coupure sera cachée par le petit jupon.


Baignade d'une heure pour éteindre la chaux qui continue à brûler dans la terre cuite.




mercredi 27 avril 2016

Jérôme Bosch, 500e anniversaire de sa mort.

Jérôme Bosch (1450-1516), peintre néerlandais mondialement réputé à la Renaissance, est à l’honneur. Durant toute l’année 2016, pour commémorer le 500e anniversaire de sa mort, la ville de Bois-le-Duc ('s-Hertogenbosch en néerlandais) organise une immense manifestation culturelle.


Des sculptures représentant des personnages, détails de ses tableaux, parsèment la ville.


En 2016, Bois-le-Duc hébergera tout au long de l'année les événements visant à rendre hommage à la vie de Jérôme Bosch.

Le temps fort est évidemment l'exposition Bosch au Noordbrabants Museum.
Du 13 février au 8 mai 2016, on peut y admirer ses chefs-d'œuvre.
Cet événement constitue la plus grande rétrospective jamais organisée aux Pays-Bas, et ses tableaux du monde entier sont réunis à cette occasion.


Jérôme Bosch est connu pour son style unique d'images débridées sorties tout droit d'un rêve et parsemées d'illusions et d'hallucinations. Démons, demi-hommes et machines apparaissent dans plusieurs de ses peintures et dessins.

Le portement de croix (1515-16)

Le peintre est souvent décrit comme une source d'inspiration pour le surréalisme, un mouvement artistique qui a émergé au 20ème siècle, dont Salvador Dalí est l'un des représentants les plus importants. Le travail de Jérôme Bosch jouit encore de beaucoup de prestige dans le monde entier. Ses tableaux sont une réflexion approfondie et pourtant très inhabituelle de la vie au Moyen Âge.

Vision de l'au delà de Jérôme Bosch

Comme quoi, les personnes qui ont vécu l'expérience de mort imminente et du fameux  tunnel de lumière n'ont rien inventé!

 Saint Jean-Baptiste dans le désert (1504-05)


Le jardin des délices, ouvert (v. 1500). Huile sur bois, 220 × 195 cm (centre), 220 × 97 cm
 (chaque aile), Musée du Prado,Madrid. 

Voici l'œuvre la plus célèbre et la plus complexe de Jérôme Bosch. Le thème global est le même que celui du Triptyque du chariot de foin. Le panneau de gauche représente le paradis terrestre, celui du centre un jardin de plaisirs terrestres et celui de droite, l'enfer.


Le jardin des délices, fermé (v. 1500). Huile sur bois, 220 × 97 cm (chaque aile), Musée du Prado, Madrid. 

Il s’agit d’une grisaille (ombrages de gris et de brun) représentant un globe transparent. Des interprétations bibliques diverses ont été données (création du monde, déluge) ; elles importent peu. Il s’agit sans doute d’une allégorie de la terre et du ciel tels que pouvaient les imaginer les hommes imprégnés de religiosité de cette époque


Le jardin des délices, panneau central (v. 1500). Huile sur bois, 220 × 195 cm, Musée du Prado, Madrid. 

Voici précisément les délices terrestres de l’humanité. Conformément à la morale chrétienne, les délices présentent un danger, surtout lorsqu’il s’agit d’érotisme. Comme ces hommes et femmes sont nus, ils évoquent principalement ce que les chrétiens appelaient le péché de chair. Bref, le message global est celui de la « chute » et du « rachat ». La vie terrestre est dangereuse et peut mener à l’enfer (panneau de gauche) si l’homme « succombe au péché ».


Le jardin des délices, p. central, détail (v. 1500). 

Les détails montrent que l’érotisme (considéré comme un danger) est omniprésent. Le soin minutieux apporté à la réalisation apparaît dans la complexité des nuances et des effets.


Le jardin des délices, p. central, détail (v. 1500). 

Particulièrement surréaliste avec plus de quatre siècles d’avance.


Le jardin des délices, aile gauche, détail (v. 1500). 

Ces détails figurent la nature « innocente » d’avant la chute. Bosch utilise magistralement des nuances de gris, d’ocre, de rose et de blanc.

Le jardin des délices, aile droite (v. 1500). Huile sur bois, 220 × 97 cm, Musée du Prado, Madrid. 

L’enfer, tel qu’un artiste imaginatif pouvait se le représenter. Les spécialistes tentent de fournir une interprétation symbolique de certains détails, mais il ne s’agit que d’interprétations.


Le jardin des délices, aile droite, détail 1 (v. 1500). 

Ces détails mettent en évidence des êtres humains aux prises avec des créatures sorties de l’imagination du peintre ou des hantises de l’époque. Les humains sont effrayés, se contorsionnent, souffrent. Tout sauf la sérénité. Le monde intérieur de Bosch est dominé par la tentation et la culpabilité telles que définies par le christianisme.

 Triptyque de la tentation de Saint Antoine (1505-06). Huile sur bois, 131,5 × 119 cm (centre), 131,5 × 53 cm (chaque aile), Museu Nacional de Arte Antiga, Lisbonne. 

Ce triptyque peut donner lieu à des interprétations fines en rapport avec les croyances populaires et les préjugés religieux de l’époque. Le panneau de gauche représente Saint Antoine attaqué par des diables (en haut, dans le ciel) puis à nouveau Saint Antoine affaibli et soutenu par deux moines et un laïc (en bas). Au centre du panneau central, à genoux, en bleu, Saint Antoine prie en regardant le spectateur du tableau. Il est toujours au milieu des hommes et des dangers représentés par des créatures diverses sorties de l’imagination du peintre. Le panneau de droite montre un Saint Antoine retiré du monde et qui médite avec un livre pieux à la main. L’ensemble de l’œuvre baigne dans une atmosphère pessimiste où le mal (tel que définit par la religion) est omniprésent. L’inconscient de Bosch semble affleurer et il est très conflictuel.


Triptyque du jugement dernier, ouvert (1504-08). Technique mixte sur bois, 163 × 128 cm (centre), 167 × 60 cm (chaque aile),  Akademie der bildenden Künste, Vienne. 

Selon les mythologies juive, chrétienne et musulmane, il s’agit du jour au cours duquel la divinité, après avoir ressuscité les morts, va classer les humains en damnés et justes. Les uns et les autres auront ensuite un sort distinct. Ce thème naïf, très populaire au Moyen Âge, permettait au peintre d’exercer sa créativité par de multiples scènes plus ou moins apocalyptiques. Les humains, dans le bas monde, sont nus et de petite taille. Les anges et les apôtres appartiennent à la cour céleste et sont représentés sur des nuages. Au centre, le juge suprême. C’est le panneau central qui figure ici le jugement dernier. Le panneau de droite représente le paradis terrestre (le jardin d’Eden) et celui de gauche l’enfer.


Triptyque du Chariot de foin (v. 1500), Prado. Huile sur bois, 135 × 190 cm, Musée du Prado, Madrid. 

Triptyque allégorique sur le thème de la tentation du mal. Mythologie chrétienne. Panneau de gauche : le péché originel (paradis terrestre puis épisode du fruit défendu, puis Adam et Eve chassés du paradis terrestre). Panneau central : le chariot de foin symbolise la vie avec ses tentations et ses violences. Le style de Bosch se manifeste pleinement ici avec une multitude de petits personnages, parfois démoniaques, exprimant cupidité, luxure et violence, bref le péché selon les critères religieux. Panneau de droite : l'enfer et la damnation vus par Bosch.

Bois-le-Duc possède aussi une magnifique cathédrale gothique:  la cathédrale Saint-Jean dont les grandes orgues sont magnifiques avec des tuyaux ciselés et incrustés de dorures.



La ville est parcourue de canaux...


... et entourée de digues, d'écluses destinées à contenir l'eau et à inonder les prairies avoisinantes en cas de montée des eaux.