samedi 27 décembre 2014

Hokusai au Grand Palais




Au Grand Palais à Paris, une rétrospective en près de 400 œuvres révèle les talents du Japonais qui influença les peintres français.



 Hokusai (1760-1849) compte parmi les artistes japonais les plus appréciés aujourd’hui, et les plus exposés.


Peintures, dessins, estampes, c'est à une rétrospective exceptionnelle, riche de 500 œuvres, qui étonnent par la diversité des supports utilisés, du précieux panneau de soie au papier de sac à gâteaux…


Divers mais oh combien fragiles que nous convie le Grand Palais qui met en lumière les multiples facettes du maître japonais qui désirait "dessiner l'impossible".


Il est vrai que le papier supporte mal la lumière, même si celle du Grand Palais a été tamisée, aussi ces œuvres furent décrochées et remplacées par d’autres estampes équivalentes, souvent issues de la même série, de nature et de qualités comparables décrochées et changées avec une fermeture de l’exposition du 21 au 30 novembre.


Dessins, gravures et peinture sont présentées, qui étonnent par la diversité des supports utilisés, du précieux panneau de soie au papier de sac à gâteaux… Divers mais oh combien fragiles.

Bien sûr il y a la Vague, cette estampe figurant dans l’étonnante série «Trente-six vues du mont Fuji», réalisée au début des années 1830. Aussi emblématique soit-elle, elle n’est qu’une goutte d’eau dans cette carrière prolifique. À la fin de sa vie, Hokusai s’éloigne notamment progressivement du monde de l’estampe pour se consacrer pleinement à la peinture.


Les images du monde flottant, illustrations des mœurs de son temps, disparaissent au profit d’autres thèmes tels que le monde animal et végétal ou les sujets religieux.


Né d’un père artisan miroitier, c’est à 13 ans que Hokusai démarre son apprentissage chez un maître graveur. L'élève apprend vite, et ne cessera jamais de se perfectionner.
Le magique et le surnaturel, importants dans la culture japonaise, se retrouvent à de nombreuses reprises au cœur de l'œuvre de Katsushika Hokusai.


Mais qui est vraiment Hokusai ? Sévère sur son œuvre, le maître japonais de l'estampe a connu une existence mouvementée au cours de laquelle il aurait emprunté près de 120 noms différents.



Hokusai (1760-1849), c’est bien plus que les «Trente-Six Vues du mont Fuji», et notamment la plus connue d’entre elles, la Grande Vague de Kanagawa, même si avoir cette série sous les yeux reste un des émerveillements de cette expo.


 Les originaux rendent justice aux prouesses du coloriste, à ses magnifiques dégradés de bleus, cette attention témoignée au passage du temps et au changement de climat.


 
 
On y constate qu’un Fuji rougi par le couchant ne l’est pas pareillement s’il y a vent du sud et ciel clair ou bien orage aux abords du sommet. Et ceux qui songeront à Claude Monet et ses vues de la cathédrale de Rouen peintes une soixantaine d’années plus tard n’auront pas tort : c’est la découverte de l’œuvre de Hokusai qui lança en France la mode du japonisme, à partir des années 1850 (Monet possédait, entre autres estampes de sa collection, une vingtaine de planches signées de Hokusai).






A 74 ans, Hokusai déclara vouloir vivre plus de 110 ans, afin d’atteindre, selon lui, son véritable épanouissement artistique. «Tout ce que j’ai produit avant l’âge de 70 ans ne vaut pas la peine d’être compté», avait-il balayé. La citation se trouve dans l’une des dernières salles de l’exposition, humble point d’orgue à une vie jalonnée de chefs-d’œuvre.



Au grand Palais EXPOSITION jusqu'au 18 Janvier 2015

 

4 commentaires:

  1. Madame aurait-elle censuré Hokusai ?
    Perché ?
    Les poissons ne la gênent pas, mais les humains, oui ???
    Bizarre ...

    Nonobstant : excellent séjour parisien, Christiana.

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    1. Non, pas de censure!
      Tout simplement, j'avais préparé quelques photos car il était interdit (et impossible) de photographier à l'expo; lumière très faible pour ne pas endommager les fragiles estampes. Les photos que j'avais sélectionnées puis que j'ai retirées par la suite ne figuraient pas dans l'expo, c'est pourquoi j'ai préférer les supprimer afin de ne pas donner une idée fausse de l'exposition. :-)

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  2. Lumineuses, magnifiques et si nombreuses reproductions... Tu nous gâtes et nous enchantes ! J'ai apprécié particulièrement de voir cette oeuvre à la chaumière aux deux arbres "friedrichiens" entrelacés au-dessus du lac, ... puis de cette déferlante aux nuages d'oiseaux sortant de son écume, ... puis de ces deux poissons-vitraux... Magie pure que nous dispensent ces oeuvres "sur divers supports" d'un homme disparu en 1849 : "Si loin, si proche"... Amitié et merci à toi, chère Christiane !

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